DEMANDE SOCIALE: Les défis qui attendent ATT-II
Au regard de l’immensité des défis à relever, le président de la République, qui aborde à partir du 8 juin prochain son 2e et dernier quinquennat, a du pain sur la planche.
Lorsqu’on décide au nom de tout un peuple, la joie de la victoire laisse généralement place aux inquiétudes surtout dans un pays pauvre comme le Mali tant les défis à relever sont immenses. Réélu président de la République à l’issue du scrutin du 29 avril dernier pour un 2e et dernier quinquennat, Amadou Toumani Touré sera officiellement réinvesti dans ses fonctions le 8 juin prochain et sera de nouveau tenu à l’œil par son peuple. Et tous les actes qu’il aura à poser le seront désormais pour le compte de l’Histoire.
Tout porte à croire que le nouveau président de la République aura de la matière et ne chômera pas face aux nombreux défis qui l’attendent. Parmi ceux-ci, il est particulièrement attendu sur la lutte contre la corruption, la bonne répartition des richesses, l’amélioration de la situation scolaire, l’accès à l’eau potable, l’efficacité de l’administration et l’autosuffisance alimentaire.
Dans le domaine de la lutte contre la corruption, le Vérificateur général ne s’est pas trompé en disant au cours d’une émission télévisée que la corruption a pris une ampleur jamais égalée au Mali pendant ces dernières années. Aujourd’hui, il y a un sentiment d’impunité générale. Des responsables des services croient de plus en plus que lorsqu’on est du même bord que le pouvoir, l’on peut détourner les deniers publics sans souci.
A preuve, des centaines de milliards des contribuables maliens ont été dilapidés par des cadres véreux. Sinon comment comprendre la faillite des entreprises du jour au lendemain. L’on peut citer l’Office du Niger. Les contribuables maliens ne veulent plus que cette hémorragie financière continue. Par conséquent, il urge pour le président réélu de trouver une solution à ce problème.
La répartition équitable des richesses de l’Etat demeure également une question épineuse. Dans un pays aussi pauvre que le Mali, comment comprendre qu’au moment où certains de nos compatriotes courent derrière leur quotidien, d’autres achètent de la viande pour leur chien ? Comment comprendre aussi que les effectifs des classes explosent de façon exponentielle ? Des dirigeants, eux, envoient leurs enfants dans les universités les plus prestigieuses du monde ? Le nouveau président doit aussi réduire le fossé qui existe entre les riches et les pauvres en diminuant considérablement l’inégalité sociale qui ne fait que se développer. ATT, qui se dit président de la demande sociale, a tout intérêt à prendre les mesures nécessaires afin qu’il y ait plus de justice dans la cité.
Quelle école pour le Mali ?
L’école malienne est agonisante pour ne pas dire qu’elle est morte car certaines universités étrangères commencent à rejeter les diplômes maliens. Dans un espace concurrentiel comme l’Uémoa quel sort sera réservé à ces milliers de diplômés qui sortent chaque année sans le niveau requis ? Le nouveau chef de l’Etat doit multiplier les infrastructures scolaires comme le campus universitaire, la bibliothèque universitaire et penser à l’extension des structures des établissements secondaires et techniques, et reformer l’école en la plaçant au centre de la question nationale.
Il en est de même pour l’accès à l’eau potable. La situation vécue dans certaines communes du Mali est la preuve palpable que l’accès à cette ressource doit être une priorité. A titre d’exemple : le village de Faladié, situé à 90 km de Bamako dans la Commune de Ntjiba, a fortement souffert de l’insuffisance d’eau à telle enseigne que les populations voudraient s’abstenir de voter à l’élection présidentielle. Cette insuffisance a eu des effets néfastes. La faune et le cheptel en ont payé un lourd tribut.
En plus du problème d’eau potable, le président de la République doit également chercher à améliorer la qualité de notre administration, c'est-à-dire faire de celle-ci une administration au service des citoyens. Ce qui manque cruellement au Mali. En outre, la lenteur, la lourdeur, les dysfonctionnements et le vide juridique dans certains services doivent très rapidement trouver une solution.
L’autre chantier non moins important sur lequel le président Touré est attendu demeure l’autosuffisance alimentaire. Il doit inlassablement œuvrer à ce que les prix des denrées de première nécessité qui connaissent une flambée généralisée actuellement soient à la portée de ses compatriotes.
Le président de la République n’aura accompli sa mission que lorsqu’il apportera des solutions pérennes à ces problèmes avant la fin de son quinquennat. Gagner une élection est une chose mais accomplir la mission pour laquelle on a été élu en est une autre et le jugement de l’Histoire sera sans complaisance.
Lorsqu’on décide au nom de tout un peuple, la joie de la victoire laisse généralement place aux inquiétudes surtout dans un pays pauvre comme le Mali tant les défis à relever sont immenses. Réélu président de la République à l’issue du scrutin du 29 avril dernier pour un 2e et dernier quinquennat, Amadou Toumani Touré sera officiellement réinvesti dans ses fonctions le 8 juin prochain et sera de nouveau tenu à l’œil par son peuple. Et tous les actes qu’il aura à poser le seront désormais pour le compte de l’Histoire.
Tout porte à croire que le nouveau président de la République aura de la matière et ne chômera pas face aux nombreux défis qui l’attendent. Parmi ceux-ci, il est particulièrement attendu sur la lutte contre la corruption, la bonne répartition des richesses, l’amélioration de la situation scolaire, l’accès à l’eau potable, l’efficacité de l’administration et l’autosuffisance alimentaire.
Dans le domaine de la lutte contre la corruption, le Vérificateur général ne s’est pas trompé en disant au cours d’une émission télévisée que la corruption a pris une ampleur jamais égalée au Mali pendant ces dernières années. Aujourd’hui, il y a un sentiment d’impunité générale. Des responsables des services croient de plus en plus que lorsqu’on est du même bord que le pouvoir, l’on peut détourner les deniers publics sans souci.
A preuve, des centaines de milliards des contribuables maliens ont été dilapidés par des cadres véreux. Sinon comment comprendre la faillite des entreprises du jour au lendemain. L’on peut citer l’Office du Niger. Les contribuables maliens ne veulent plus que cette hémorragie financière continue. Par conséquent, il urge pour le président réélu de trouver une solution à ce problème.
La répartition équitable des richesses de l’Etat demeure également une question épineuse. Dans un pays aussi pauvre que le Mali, comment comprendre qu’au moment où certains de nos compatriotes courent derrière leur quotidien, d’autres achètent de la viande pour leur chien ? Comment comprendre aussi que les effectifs des classes explosent de façon exponentielle ? Des dirigeants, eux, envoient leurs enfants dans les universités les plus prestigieuses du monde ? Le nouveau président doit aussi réduire le fossé qui existe entre les riches et les pauvres en diminuant considérablement l’inégalité sociale qui ne fait que se développer. ATT, qui se dit président de la demande sociale, a tout intérêt à prendre les mesures nécessaires afin qu’il y ait plus de justice dans la cité.
Quelle école pour le Mali ?
L’école malienne est agonisante pour ne pas dire qu’elle est morte car certaines universités étrangères commencent à rejeter les diplômes maliens. Dans un espace concurrentiel comme l’Uémoa quel sort sera réservé à ces milliers de diplômés qui sortent chaque année sans le niveau requis ? Le nouveau chef de l’Etat doit multiplier les infrastructures scolaires comme le campus universitaire, la bibliothèque universitaire et penser à l’extension des structures des établissements secondaires et techniques, et reformer l’école en la plaçant au centre de la question nationale.
Il en est de même pour l’accès à l’eau potable. La situation vécue dans certaines communes du Mali est la preuve palpable que l’accès à cette ressource doit être une priorité. A titre d’exemple : le village de Faladié, situé à 90 km de Bamako dans la Commune de Ntjiba, a fortement souffert de l’insuffisance d’eau à telle enseigne que les populations voudraient s’abstenir de voter à l’élection présidentielle. Cette insuffisance a eu des effets néfastes. La faune et le cheptel en ont payé un lourd tribut.
En plus du problème d’eau potable, le président de la République doit également chercher à améliorer la qualité de notre administration, c'est-à-dire faire de celle-ci une administration au service des citoyens. Ce qui manque cruellement au Mali. En outre, la lenteur, la lourdeur, les dysfonctionnements et le vide juridique dans certains services doivent très rapidement trouver une solution.
L’autre chantier non moins important sur lequel le président Touré est attendu demeure l’autosuffisance alimentaire. Il doit inlassablement œuvrer à ce que les prix des denrées de première nécessité qui connaissent une flambée généralisée actuellement soient à la portée de ses compatriotes.
Le président de la République n’aura accompli sa mission que lorsqu’il apportera des solutions pérennes à ces problèmes avant la fin de son quinquennat. Gagner une élection est une chose mais accomplir la mission pour laquelle on a été élu en est une autre et le jugement de l’Histoire sera sans complaisance.
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