heures du matin par des hommes armés. Confirmation en a été donnée à la presse dans l'après-midi au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales par le général Mahamadou Diagouraga, le président du Comité de suivi de l'accord du 4 juillet 2006 intervenu entre le gouvernement et l'Alliance du 23 mai pour le changement. L'on déplore deux morts du côté des forces de sécurité et des blessés légers, a indiqué le général Diagouraga.
L'attaque, selon des informations en possession du comité de suivi, aurait été conduite par Ibrahim Bahanga, un membre de l'Alliance du 23 mai pour le changement. A en croire le général Diagouraga, Ibrahim Bahanga a, actuellement, des divergences avec les autres membres de l'alliance qui restent, eux, solidaires de l'entente du 4 juillet 2006. Si les mobiles de l'agression étaient encore inconnus vendredi, on sait que l'Alliance du 23 mai pour le changement connaît actuellement des problèmes internes que le comité de suivi aide à surmonter, a confirmé Mahamadou Diagouraga.
Quelques soient les motivations de ses auteurs, le président du Comité de suivi de l'accord d'Alger juge que l'attaque est "une provocation à laquelle il faut répondre avec beaucoup de mesure et de fermeté". Pour lui les forces de sécurité sont en parfait accord avec les membres de l'Alliance du 23 mai pour le changement et tout se passe bien entre le Comité de suivi de l'accord d'Alger, l'Alliance et le facilitateur algérien. Il assure que le gouvernement a entrepris d'appliquer l'accord du 4 juillet 2006 à la satisfaction de toutes les parties. "Nous ne savons pas ce qui se passe entre les membres de l'alliance. Mais celle-ci a tenu vendredi, aussitôt après l'attaque, une réunion avec le Comité de suivi de l'accord d'Alger au cours de laquelle elle s'est désolidarisée de l'attaque de Ibrahim Bahanga", a expliqué le général Diagouraga. L'alliance, a-t-il annoncé, a décidé d'intégrer le renfort qui ratisse actuellement le terrain à la recherche des assaillants. Par ailleurs, a-t-il confirmé, dans les jours à venir l'Alliance entreprendra des actions pour réaffirmer sa position par rapport à la mise en œuvre de l'accord du 4 juillet.
Rappelons que Tin Zawaten-Mali est une petite localité située à 300 km de Kidal à la frontière entre le Mali et le Niger. Le poste de sécurité attaqué avait été installé pour la sécurisation des opérations de vote de la présidentielle et des législatives de juillet.
B. COULIBALY